J'ai emprunté cette anthologie à
Summertime, mise en ligne tout récemment sur you tube
pour les vidéos et sur pnyx.com/fr pour les discours. Je trouve ce travail remarquable.
grossel
Nicolas Sarkozy
Sarkozy Midterm, novembre 2009,
30 mois de Présidence, bilan à mi-mandat, pour quelle Société ?
Anthologie des mots et des idées de Nicolas Sarkozy en 5 thèmes
les Valeurs assumées
l'Action libérée
la Réalité confrontée
le Monde souhaité
la Parole affrontée
Volet 1/5, les Valeurs assumées
http://www.youtube.com/watch?v=Fm-TdlB8QNI
Mes chers compatriotes,
Je vous le dis, nous ne devons pas avoir honte de nos valeurs, nous ne devons pas avoir peur de les défendre.
Où en sommes-nous avec la liberté, qu'en avons-nous fait ? La liberté ce n'est pas le droit pour chacun de faire ce qu'il veut. Etre libre ce n'est pas vivre sans contraintes et sans règles. Quand
il n'y a pas de règle, quand tous les coups sont permis, ce n'est pas la liberté qui triomphe, c'est la loi de la jungle, c'est la loi du plus fort, ou celle du plus malin
La délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale, la délinquance résulte simplement de l'attrait de l'argent facile. Alors, pendant des décennies, l'idéologie dominante était
fondée sur l'idée que la misère engendre naturellement la criminalité. Je dis exactement le contraire : c'est la criminalité qui favorise la misère, en aggravant l'exclusion et la stigmatisation
d'une partie de la société française.
Je veux être le Président de la République qui ne mettra pas sur le même plan la victime et le délinquant.
Il n'y a pas de droits sans les devoirs.
Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal. D'ailleurs, y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie,
ils avaient réussi, y avait plus rien du tout, et eux-mêmes, c'était pas grand chose.
Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s'il est important qu'il s'en
approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance.
Puisqu'il n'y a plus de règles, plus de normes, plus de morale, plus de respect, plus d'autorité, puisque tout se vaut, alors tout est permis.
Le drame du 20e siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu mais de sa redoutable absence.
Dieu est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes.
Qui ne voit que notre modèle d'intégration ne fonctionne plus : au lieu de produire de l'égalité, il produit de l'inégalité. Au lieu de produire de la cohésion, il produit du ressentiment. Ne
sommes-nous pas progressivement passés, sans toujours nous en rendre compte, de l'égalité républicaine à l'égalitarisme. La République, c'est la promotion sociale fondée sur le mérite et le talent,
l'égalitarisme c'est donner la même chose à tout le monde.
Y a pas de plaisir quand il n'y a pas d'effort, y a pas de récompense quand y a pas d'effort.
Eh bien je veux être le Président d'une France qui remettra les travailleurs au coeur de la société. Je veux proposer aux français une politique dont le but principal sera la revalorisation du
travail. Le travail c'est la liberté, le travail c'est l'égalité des chances, le travail c'est la promotion sociale, le travail c'est le respect, c'est la dignité, c'est la citoyenneté. Je veux
être le Président de l'augmentation du pouvoir d'achat, je veux être celui qui vous garantit que si vous travaillez plus, si vous prenez plus de risques, si vous vous engagez plus, vous gagnerez
d'avantage.
La démocratie irréprochable c'est celle où il n'est pas nécessaire de voter pour les extrêmes pour se faire entendre.
Nous ne pouvons pas continuer à proclamer des valeurs et à tolérer qu'elles soient à ce point contredites par les faits.
Mes chers compatriotes,
C'est une société où l'on n'aura pas peur de parler de la Nation française, de l'identité française et où l'on tournera le dos à la repentance, cette détestable mode qui voudrait faire que les
français, au lieu d'être fiers de leur pays, en aient honte. C'est une société où on ne mettra pas sur le même plan le fraudeur et les honnêtes gens. C'est une société où l'autorité sera respectée,
parce que quand il il n'y a plus d'ordre, alors c'est toujours le plus vulnérable qui souffre le premier.
Ne vous laissez pas impressionner par la pensée unique. Je tiendrai scrupuleusement mes engagements parce que cela fait trop longtemps maintenant que la majorité silencieuse exige un certain nombre
de décisions, eh bien il est venu le temps de les prendre.
Alors j'ai dit : il faut identité et immigration, pourquoi ? Parce que la France doit accueillir de nouveaux français, des français venus de plus loin. Nous les accueillerons avec leur propre
identité. Mais eux, ceux qui nous rejoignent doivent accepter l'idée que la France vient de bien loin, qu'elle a commencé avant eux, et que la France est porteuse de valeurs qu'ils doivent
eux-mêmes respecter.
Si on ne dit plus à ceux qui viennent, à ceux qui veulent devenir français, ce qu'est la France, comment voulez-vous qu'on les intègre. L'échec de l'intégration à la française c'est parce qu'on a
oublié de parler de la France, moi je ne veux pas oublier la France, parce que la France est le coeur de mon projet.
A tous ceux qui veulent devenir français, je veux leur dire que je vais leur rendre la fierté d'être français. Mais que la France mérite d'être aimée, mérite d'être respectée et que la France est
porteuse d'un idéal qu'il faut partager ou refuser. Je comprends qu'on puisse le refuser, mais si on le partage, alors il faut aimer la France.
J'ai voulu dire à ceux qui veulent nous rejoindre, que nous ne transigerons pas avec ces valeurs. Ceux qui veulent obliger leur fille à porter le voile, ceux qui veulent maîtriser le devenir de
leurs femmes en ne respectant pas leur liberté, ne sont pas les bienvenus sur le sol de la République Française.
La France ne veut pas de ceux qui ne la respectent pas, la France ne veut pas de ceux qui ne l'aiment pas.
La France est un pays où il n'y a pas de place pour la burqa, où il n'y a pas de place pour l'asservissement de la femme.
Une Nation est principe spirituel.
Volet 2/5, l 'Action libérée
http://www.youtube.com/watch?v=pk8GPoPRgxg
Mes chers compatriotes,
En m'adressant à vous aujourd'hui, j'ai conscience d'inaugurer un changement profond dans notre tradition républicaine. Depuis 1875, le Chef de l'État n'avait pas le droit de venir parler devant
les assemblées .
Ce à quoi j'appelle, c'est à une révolution de nos mentalités, à un changement radical dans notre rapport à l'avenir.
Les grandes réformes en cours seront poursuivies jusqu'au bout, ce que nous ne ferons pas maintenant, nous ne le ferons pas plus tard. Nous manquerions alors une chance historique. Voila pourquoi
j'irai jusqu'au bout.
L'autonomie des universités,
la réforme des régimes spéciaux,
le service minimum,
bouclier fiscal,
la restructuration de notre appareil militaire,
fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC,
ratification du traité simplifié,
la réforme de la justice,
les peines de sureté,
les empreintes génétiques,
le GIR,
les peines plancher,
le RSA,
le droit d'auteur,
la télévision,
Conseil pour la création artistique,
états généraux de la presse écrite,
réforme du lycée,
réforme de la recherche,
la rénovation urbaine,
la dépendance,
le plan Alzheimer,
réforme de la politique de l'emploi,
réforme de l'Etat,
la réduction des effectifs de la fonction publique,
la réforme de la représentativité syndicale,
la fusion des impôts et de la comptabilité publique,
la réforme de l'hôpital,
la réforme de l'administration territoriale, des niveaux d'administration territoriale,
la réforme de la formation professionnelle,
paquet fiscal,
travail le dimanche,
la TVA à taux réduit pour la restauration,
la suppression de la taxe professionnelle,
tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront désormais arbitrés en intégrant leur coût pour le climat, leur coût en carbone,
nous irons jusqu'au bout de la réforme de la carte administrative parce que la proximité du service public ne saurait justifier la déperdition de nos moyens,
nous ne reculerons pas pas sur la règle du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite,
nous irons plus loin dans la maîtrise des dépenses de santé,
nous irons jusqu'au bout de la réforme des collectivités locales,
nous ne nous déroberons pas, nous n'éluderons pas la question des niches sociales,
nous serons au rendez-vous de la réforme des retraites,
nous ne laisserons pas un euro d'argent public gaspillé,
et je prendrai les dispositions nécessaires pour que cet emprunt soit affecté exclusivement à ces priorités stratégiques.
Mes chers compatriotes,
Nous constatons ces derniers mois l'apparition de formes de violence nouvelle profondément traumatisantes. Nous vivons une période particulièrement difficile, marquée par une crise économique d'une
ampleur sans précédent depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. L'aggravation du chômage des jeunes risque d'avoir un impact particulièrement néfaste sur les équilibres de notre société en
favorisant un sentiment de frustration et d'exclusion. Nous devons plus que jamais assurer la sécurité des français qui ont besoin de se sentir d'autant mieux protégés dans leur vie de chaque jour
que sont grandes les difficultés économiques. La crise économique est donc une raison supplémentaire pour renforcer notre détermination à combattre la délinquance. Sans états d'âme sans concessions
et sans la moindre complaisance. Ceci posé, nous avons une exigence de résultats.
J'ai multiplié les initiatives. Je n'ai pas changés d'un iota et j'ai intention même que nous passions la vitesse supérieure.
Le rattachement de la gendarmerie au Ministère de l'Intérieur,
la création de la police d'agglomération,
une proposition de loi qui va permettre de qualifier de délit et de sanctionner de trois ans de prison le seul fait d'appartenir à une bande,
la video protection,
si on manifeste, on manifeste à visage découvert, si on vient masqué ou avec des cagoules, ça sera un délit et on sera punit du seul fait d'être vue masqué ou avec des cagoules,
nous ferons de l'attaque à un fonctionnaire de l'éducation nationale une circonstance aggravante, y compris lorsque ledit fonctionnaire se trouvera dans un transport en commun,
l'intrusion dans un établissement scolaire c'est une contravention. Et bien nous allons en faire un délit, comme ça ceux qui se livreront à ce genre de sport pourront être mis en garde à vue,
pourront être arrêtés et rendre compte devant un tribunal correctionnel,
je souhaite que soit mis en place dans les sûretés urbaines les plus concernées par les violences des groupes spécialisés dans la lutte contre les trafics criminels, en particulier le trafic de
drogue et d'armes,
loi d'orientation de programmation et de performance de la sécurité intérieure dit LOPSI 2, nous allons ainsi élargir la faculté offerte aux personnes morales de droit privé de visionner les abords
de leurs bâtiments et installations en l'étendant aux lieux particulièrement exposés à des actes de terrorisme ou à des risques d'agression ou de vol,
nous ferons disparaître toutes les réserves sur le secret professionnel entre administrations,
dans chaque département une cellule contre la fraude,
nous allons également développer la vidéo surveillance,
nous allons généraliser dans les voitures de police des systèmes de vidéo,
les forces mobiles, gendarmes mobiles comme CRS, je voudrais qu'ils fassent plus de sécurité publique et pas simplement de l'ordre public,
un projet de loi organique sur la nouvelle composition du CSM et un certain nombre de changements, notamment la responsabilité des magistrats,
je souhaite que soit étudiée rapidement la possibilité d'ouvrir largement la réserve civile de la police nationale. Ce dispositif permettra d'affecter des policiers à la retraite mais aussi des
personnes volontaires expérimentées et qualifiées venues d'horizons divers, à des missions ponctuelles, particulièrement la sécurisation des établissements scolaires et de leurs abords. Le
recrutement sera ouvert à tous les citoyens sur la base d'un test d'aptitude physique et morale. Ces volontaires bénéficieront d'une formation adaptée. Leur mission sera double : surveillance des
sites sensibles, maintien d'un contact étroit et permanent avec les collégiens et les lycéens.
Les Français m'ont élu pour rétablir l'autorité de l'Etat partout sur le territoire de la République, nous n'avons pas le droit de les décevoir.
Je me suis engagé à obtenir des résultats, nous obtiendrons des résultats.
Que ce message soit bien entendu, partout sur le territoire de la République Française.
Volet 3/5, la Réalité confrontée
http://www.youtube.com/watch?v=8g05OrhpyKA
Mes chers compatriotes,
Dans ce foisonnement d'informations, à l'intérêt inégal, franchement, si on voit le temps perdu pour des polémiques ridicules, alors que nous avons tant de problèmes à régler.
La politique de nomination du gouvernement est toujours fondée sur les mêmes critères : la compétence, la compétence et encore la compétence. La commission de déontologie a eu l'occasion de donner
son point de vue, ce point de vue a été communiqué aux deux banques, et il sera rendu public, et vous verrez qu'une fois de plus c'est la différence entre une polémique et un problème, de problème,
il n'y en a pas.
C'est un geste qui signifiait très concrètement la fin des privilèges de la naissance.
Si la question que vous me posez c'est : est-ce que vous en avez parlé au Président ? : non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? : oui. Il est comme tous les pères et je suis comme tous les
fils et naturellement dans des moments qui sont difficiles nous parlons ensemble.
Qu'on puisse perdre autant de temps sur des choses aussi grotesques, on se demande, c'est à rester pantois.
Je veux que les nominations soient irréprochables.
Je veux le dire comme je le pense : le fait du Prince n'est pas compatible avec la République irréprochable. Nous sommes les héritiers du général De Gaulle, nous sommes les héritiers de ceux qui
ont porté l'Etat à un haut niveau d'exigence, nous devons être exigeants avec notre pratique des nominations.
Mes chers compatriotes,
L'année 2008 s'achève, elle a été rude. Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes.
Je ne bougerai pas le bouclier fiscal. Vous savez pourquoi ? Parce que je veux que les gens qui ont de l'argent puissent l'investir dans nos usines et dans nos entreprises. Je veux pas qu'ils
aillent l'investir ailleurs. Est-ce que je me fais bien comprendre ? Je veux qu'on exonère l'investissement. Je veux qu'on lutte contre les délocalisations. Je veux qu'on encourage l'investissement
en France. Et je veux que les particuliers qui ont de l'argent mettent cet argent dans les usines et dans les entreprises. Si on décourage l'investissement dans les machines, l'investissement dans
les entreprises, qui vous donnera du travail, qui vous donnera du travail ? Est-ce que l'avenir de vos enfants est uniquement d'être fonctionnaire de Collectivités Territoriale ou fonctionnaires de
l'Etat ? Est-ce que c'est la politique économique qu'on veut pour le pays ? Que les usines c'est pas simplement de la pollution, c'est du travail, c'est de la compétence, c'est de la richesse,
c'est de l'emploi, c'est un avenir.
Pourquoi, oui pourquoi il est si difficile de réformer notre pays ? Pourquoi il est si difficile de résoudre les problèmes structurels que par ailleurs chacun d'entre nous connait parfaitement.
Comment se fait-il que l'on ait obtenu si peu de résultats structurels en matière de chômage ? Comment se fait-il qu'il y ait autant d'exclus ? Comment se fait-il que le malaise des jeunes soit si
persistant ? Comment se fait-il que le malaise des classes moyennes soit si grand ? Et comment se fait-il que nous ne soyons pas arrivés depuis vingt ans à mieux nous préparer au vieillissement de
la population ? Comment se fait-il que nous ayons autant de mal dans notre pays à préparer l'avenir ? Au fond, comment se fait-il que tous ensemble, nous ayons pris autant de retard.
S'agissant d'ailleurs du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? Ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner
d'ordres ? Si c'est ça votre conception de la politique, ben on se trompe. On parle pas de la même chose. Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est
absurde.
L'Etat va apporter sa garantie aux emprunts dont les banques ont besoin pour se re-financer. L'encours total des prêts garantis est plafonné à 320 milliards d'euros.
Celle qui m'a le plus touché et qui m'interpelle le plus, c'est celle qui voit une partie des français se dire : au fond il fait une politique pour quelques-uns et pas pour tous. Si les français
croient ça, et ils ont raison de le croire, je dois en tirer les conséquences immédiates.
Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas.
Cette énergie que je sens aujourd'hui au Bourget, nous allons la faire partager par la France.
Je sais les responsabilités immenses qui pèsent sur mes épaules. La victoire, elle n'a de sens que si elle est celle de notre pays tout entier.
Je veux, si je suis élu Président de la République, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid.
C'est qu'une des questions centrales pour la France, c'est celle du pouvoir d'achat des français. Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles.
Et moi je veux parler à la France qui travaille, celle qui a un métier, qui a un appartement, qui a une famille, qui a une voiture, qui travaille dur, et qui trouve pourtant qu'on n'arrive pas à
joindre les deux bouts.
Volet 4/5, le Monde souhaité
http://www.youtube.com/watch?v=FNsgKbKRFVM
Mes chers compatriotes,
L'organisation des Nations Unies, ce n'est pas une simple construction politique, ce n'est as une simple construction juridique, c'est un réveil de la conscience humaine contre tout ce qui menace
de détruire l'humanité.
Longtemps, nous n'avons pas eu de véritable ambition pour l'Europe. Et vous savez pourquoi nous n'avions pas de véritables ambitions pour l'Europe ? Parce que nous n'avions plus assez d'ambition
pour la France.
En matière de défense, de politique européenne de défense, il y a une totale identité de vues entre l'Allemagne et la France. Nous voulons tous les deux contribuer à européaniser l'OTAN pour que
l'Europe pèse davantage dans la définition de ce qui sera le nouveau concept stratégique de l'OTAN.
Cette Europe, nous avons d'abord eu la guerre, avec la réaction parfaitement disproportionnée des russes dans le cadre du conflit géorgien. Le 8 août la crise s'est déclenchée, le 12 août nous
étions à Moscou pour obtenir le cessez le feu. Et début septembre, l'Europe a obtenu l'engagement du retrait sur les lignes d'avant le début de la crise du 8 août. Il y avait plusieurs thèses :
certains disaient que le dialogue était inutile, et que la réponse à l'agression militaire devait être militaire. Folie.
L'Europe doit porter l'idée d'une re-fondation du capitalisme mondial. Ce qui s'est passé, c'est la trahison des valeurs du capitalisme. Ce n'est pas la remise en cause de l'économie de marché. Pas
de règles. Nous devons porter l'idée d'une nouvelle régulation.
Nous nous sommes mis d'accord sur une stratégie de sortie de la crise économique mondiale. A Washington nous avions approuvé des principes et nous avions convenu que les décisions étaient pour le
sommet de Londres.
Je travaille main dans la main avec le Président Obama, m'enfin s'agissant de l'Union Européenne, c'est aux membres de l'Union Européenne de décider. J'ai toujours été opposé à cette entrée et je
le reste. La Turquie c'est un très grands pays, allié de l'Europe et allié des Etats-Unis, elle doit rester un partenaire privilégié. Ma position n'a pas changé et ne changera pas.
Moi j'ai toujours été convaincu que les Etats-Unis et la France, c'était la même famille. La même vision du monde. Il y a une famille. Nous ne voulons imposer nos valeurs à personne. Mais nous
voulons que personne à travers le monde nous défende de croire dans nos convictions. L'OTAN ça fait 60 ans que ça existe, s'il y a la paix, c'est pas un hasard: c'est parce qu'on est ensemble. En
concluant ce long processus, la France sera plus forte, la France sera plus influente. Pourquoi ? Parce que les absents ont toujours tort, parce que la France doit co-diriger plutôt que subir.
Nous ne pouvons pas accepter un retour des Talibans et d'Al Qaida à Kaboul. La défaite nous est interdite. Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une part de la liberté du monde, parce qu'ici
se mène le combat contre le terrorisme.
Mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et à la stabilité du monde.
Oui, la France est l'amie d'Israel. Et la France sera toujours aux côtés d'Israel lorsque sa sécurité et son existence seront menacées. J'ai toujours pensé cela, je l'ai toujours ressenti au plus
profond de mon coeur, et je ne transigerai jamais. Et ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israel, trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route. Et
qu'il n'y ait pas d'ambiguité, je veux dire que le programme nucléaire militaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté.
Cette présence militaire permanente de la France, elle n'a pas été décidée au nom de telle ou telle circonstance, elle traduit simplement l'engagement de la France dans le long terme aux côtés de
ses amis, aux côtés des Emirats. S'il devait leur arriver quoi que ce soit, nous serions, Altesse, à vos côtés.
La sécurité d'Israël, sur laquelle la France ne transigera jamais, ne sera véritablement assurée que lorsqu'aux côtés d'Israel on verra un Etat palestinien, indépendant, moderne, démocratique et
viable. Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation.
Le colonisateur est venu, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas, mais je veux dire avec respect qu'il a aussi donné, il a construit des ponts, des
routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire.
Moi je pense que le dialogue c'est toujours préférable. Comment on fait progresser les chose si on se parle pas ? Comment on fait avancer les choses si on dialogue pas ? Comment on aide un pays qui
fait le quart de l'humanité à s'ouvrir si on ne vient pas ? J'ai dit au Président Jintao ma vive préoccupation. Je lui ai demandé de la retenue, je lui ai demandé l'ouverture d'un dialogue. Je
crois qu'il est très important de faire part de notre vive préoccupation, et en même temps de graduer notre réponse en fonction de la réponse que donneront les chinois, d'ici aux jeux
olympiques.
Si nous sommes venus ici au Kazakhstan, avec les chefs des meilleures entreprises françaises, c'est pare que nous voulons un partenariat complet, réciproque, et de longue durée.
J'aimerais qu'on m'explique au nom de quoi je n'aurais pas dû le recevoir, alors même que tant sont allés en Libye, au moment où les infirmières étaient en prison, et où le colonel Kadhafi n'avait
pris aucun des engagements qu'il a pris jusqu'à présent. Pour le reste, il a sa personnalité, son tempérament, c'est pas moi qui vais les juger. Je peux simplement vous confirmer que ni l'Europe,
ni la France, n'ont versé la moindre contribution financière à la Libye.
En Tunisie, aujourd'hui l'espace des libertés progresse, ce sont des signaux encourageants que je veux saluer.
Pour peser dans le concert mondial, je veux être le Président de la France des droits de l'homme. Je ne crois pas à la realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je veux
être celui par lequel la France va défendre ses valeurs universelles, des valeurs avec lesquelles nous ne pouvons pas transiger, parce qu'elles sont le fondement de toutes nos politiques, au
dedans, comme au dehors.
Tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'homme au bénéfice de contrats, n'ont pas eu les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs.
Volet 5/5, la Parole affrontée
http://www.youtube.com/watch?v=DesDvEE7eR4
Mes chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs, je vous demande de bien vouloir excuser mon retard, qui est dû à la longeur du dialogue que je viens d'avoir avec Mr Poutine. Qu''est-ce que vous préférez, que je réponde aux
questions ? Alors, y-a t'il des questions ? Allez-y, ouais, ouais, ben ouais.
La France est en train de changer, elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément que l'on ne le croit : désormais, quand y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit.
Je ne veux pas être désagréable, mais à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50 % en moins qu'un chercheur britannique sur certains secteurs. Ecoutez, si on veut pas, évidemment,
si on veut pas voir ça, je vous remercie d'être venu, il y a de la lumière, c'est chauffé, bon, on peut continuer, on peut décrire, c'est une réalité. Et si la réalité est désagréable, c'est pas
désagréable parce que je le dis, c'est désagréable parce qu'elle est la réalité. C'est un système assez génial, d'ailleurs : celui qui agit est en même temps celui qui s'évalue.
L'esprit de négociation doit l'emporter sur l'esprit de confrontation.
M'enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour, quand même. Ou alors, on n'est pas dans le service public. Incroyable, et grave. Non, à l'ancienne, ça va changer là.
Ca va changer.
Messieurs les Ministres, Messieurs les Députés et Sénateurs, Monsieur le Président du Conseil Régional, je sais pas s'il est là. La chaise est vide, Monsieur le Président du Conseil Général. Une
autre chaise vide,. Hein, hein, s'il est là qu'il se dénonce.
Et justement, si on les a choisit parce qu'ils sont différents. Parce que si c'est pour faire comme partout, vous savez des petit pois, là, même couleur, même calibre, même absence de saveur.
Tous peuvent dire non, personne peut dire oui. Celui qui a le plus petit pouvoir peut empêcher de faire une petite chose, mais celui qui a le plus grand pouvoir ne peut pas permettre de faire une
petite chose. Le pouvoir de dire non, en fait, n'exist, existe, et le pouvoir de dire oui, non. Parce que chaque pouvoir équilibre l'autre, dans un mouvement de paralysie quasi général.
Ca fat plaisir de voir Mr Leclerc à l'antenne. Tu es resté combien de temps au placard.
L'agité du bocal, là j'en ai entendu un derrière. Je me disais en moi même, heureusement qu'ils sont pas plus nombreux, parce que, franchement, avec des idées pareilles.
Deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel.
Mais Mr Joffrin, c'est une obsession : le pouvoir personnel vous en parliez déjà à propos du général De Gaulle. C'est du recyclage, Mr Joffrin. On est dans la société du développement durable.
Mettez-vous au goût du jour.
Ben, descends un peu le dire, descends un peu. Si t'as, si tu crois, si tu crois, si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs.
Pour son financement, Mr Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées, à suite de (?) Karachi, enfin, respectons la douleur des victimes, Monsieur, s'il vous plaît, qui
peut croire à une fable pareille, qui peut croire à une fable pareille.
Quel imbécile, mais si j'avais à dire des choses. Tu es vraiment un enfant.
Et pourquoi je suis pas là, je suis là, alors attendez. Eh ben oui, écoutez, et les autres ils avaient qu'à venir avant, ils venaient pas. Moi je viens.
Mon état d'esprit est très simple, j'ai été élu par les français pour trouver des solutions à leurs problèmes, pas pour commenter ma vie privée. Et j'aurais tellement aimé qu'un grand journal comme
Le Monde puisse se passionner pour l'Europe plutôt que pour ma vie privée, mais après tout, c'est sans doute ça qu'on doit, de ça qu'on doit être flatté. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise
. Si vous croyez que les français m'ont élu pour autre chose que de travailler, travailler et encore travailler. Pour le reste, les français ne me demandent aucun commentaire. Ca les intéresse
beaucoup moins que vous et ils ont raison. Et peut-être également qu'ils ont plus de pudeur et plus de discrétion. Oserais-je dire, un poil d'élégance en plus.
Puis je voudrais dire à Cecilia et à Judith : elles sont très belles toutes les deux sur le perron de l'Elysée.
Et avec Carla, nous avons décidé de ne pas mentir. Nous ne voulons rien instrumentaliser mais nous ne voulions pas nous cacher. Et si vous avez peur d'être instrumentalisé, n'envoyez pas de
photographes, nos vacances seront excellentes quand même. Et puis vous l'avez compris, c'est du sérieux, mais c'est pas le JDD qui fixera la date.
J'étais très ému de l'accueil qu'a reçu Carla. Je trouve d'abord que c'est très mérité. Et on en a tellement lu des choses, que je suis très heureux de voir que justice lui est ainsi rendue.
Casse-toi alors. Casse-toi alors, pauvre con.
Et puis il y a la solitude poisseuse, celle qui oppresse, celle qui nait de la privation de l'écoute, du soutien, du regard de l'autre. Celle qui fait oublier le sentiment d'aimer et d'être
aimé.
Vous savez, Président de la République, ça donne pas le droit au bonheur. On n'a pas le droit plus au bonheur qu'un autre. Mais pas moins qu'un autre.
Fin de semaine, fatigué, là. Putain je suis parti à quatre et quart du matin de mon bureau, vendredi,. A trois heures et demi, jeudi. Je mes suis fait toutes ces conneries, je me suis fait le vingt
heures samedi. Moi, tu sais, je vais te dire, on pioche hein, j' sais pas toi, mais ha. Tu accumules des charges, des charges, du stress, des cons, des nuls. De la connerie en barre toute la
journée.
Je voulais d'abord remercier le personnel hospitalier, infirmier, tous ceux qui se sont si bien occupés de moi au Val de Grace.
J'avais dit que je rêvais d'être Président de la République, je vous le dis vraiment, le rêve de ma, de mon hypothétique réélection, n'est vraiment pas dans ma tête.
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