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Les agoras d'ailleurs

Agora Jean-Luc Lagarce

10 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #agora

Agora sur Jean-Luc Lagarce
20 février 2007 de 19 h à 21 h 15
au Théâtre Denis à Hyères
en partenariat avec la Compagnie de l'Écho
dans le cadre de l'année Lagarce
avant la création par L'Écho de Nous les héros (version sans le père)
du 22 au 24 mars à 20 h 30 au Théâtre Denis


Lagarce
envoyé par grossel

Les agoras, c’est quoi ? Un moment de rencontre et de discussion, sans diplôme exigé à l’entrée, sans certificat attribué à la sortie, où une question essentielle pourrait animer les débats : qu’est-ce que nous ne savons pas ?
Redécouvrir le courage d’exprimer une pensée tue, donc morte, réapprendre à écouter et à respecter autrui, arpenter les holzwege, les chemins qui ne mènent nulle part mais qui nous empêchent de rester sur place et en plan.
C’est pour toutes ces raisons que l’on abandonnera pour un soir la servi-solitude télévisuelle pour se retrouver sur la scène d’un théâtre, l’agora.
Il y a des lectures qui viennent enrichir le propos, de la discussion, de la parole, de la chaleur.
Les agoras ont commencé en octobre 1995
à la Maison des Comoni (le théâtre du  Revest) et se poursuivent ailleurs qu'au Revest, depuis janvier 2005.

Voir le calendrier des prochaines agoras sur ce blog.



Pour cette agora, j’ai choisi de faire en sorte que la parole circule presque dès le commencement.
Qui connaît Lagarce, je veux dire : qui a lu des textes de Lagarce ou vu des pièces de lui?

Sur 17 participants, 12 ne le connaissent pas et 5 un peu.

J’ai découvert Lagarce (je connaissais le nom mais je n’avais ni lu ni vu) à l’occasion de la mise en espace du Voyage de Madame Knipper vers la Prusse orientale par Cyril Grosse et L’Insolite Traversée : c’était en 1997 et il y eut 4 représentations de ce travail, au Théâtre Antoine Vitez à Aix et au Théâtre de Cavaillon. Je dédie cette soirée à Cyril (1971-2001) dont l’itinéraire, en préparant cette agora, m’a paru étrangement parallèle à celui de Lagarce (écrivain, comédien, metteur en scène, directeur de compagnie mais pas éditeur puisque je le suis). Ceux qui ont connu Cyril s’en rendront compte.


2 ans après la mort de Lagarce, à 38 ans, l’équipe de Danièle Bré à Aix-en-Provence organisait une promenade dans son œuvre; je ne me souviens plus du nom de cette opération qui se poursuivit, les années d’après, autour de l’œuvre de Bond et d’autres.

Initiatives nécessaires presque dans le désert souvent, un peu comme ce que vous avez tenté avec Arrabal, avec les conférences illustrées sur le Théâtre.

Qui connaît Le voyage de Madame Knipper ?
Personne.

Je vais en lire un passage: p.129-131 du  Théâtre complet I, sur la guerre; de quelle guerre s'agit-il? hypothèses  sur la guerre, hypothèses logiques et absurdes comme une mise en abyme de la dialectique: de l'ennemi extérieur identifiable à l'ennemi intérieur non-identifiable si chacun est l'ennemi de soi-même.


Quels effets, impressions, cette lecture provoque-t-elle ?

Ce voyage , cet exil, cette fuite dans une Prusse sans lien avec la Prusse réelle, dans une Prusse insaisissable car est-elle désert, plaine, collines, vallées, diurne, nocturne, d’hiver, d’été, ni les personnages ni nous, ne pourront trancher et ce déplacement sans retour s’effectue en 2 traversées de plateau, de cour à jardin et de jardin à cour avec haltes au centre, déballage d’accessoires dérisoires, réemballage de ces accessoires. Certaines didascalies sont surprenantes. Texte: "Tous ensemble, nous nous sommes mis en route." Didascalie: F et G ont à nouveau rangé les accessoires. Ils s'immobilisent. P.147. Les personnages sont à la fois définis et indéfinis : Madame Knipper est-elle présente ou parle-t-on d’elle ? Les 2 hypothèses sont validées par le texte. Parlent-ils de maintenant, d’hier ? Les 2 hypothèses sont également validées. Entre les personnages, de statuts différents, de domestiques à grands de ce monde, pas d’écoute, des paroles qui s’envolent, rarement reprises au bond, donnant naissance à un échange. Qui parle ? Tantôt, le personnage dit : elle, pour Madame Knipper, tantôt dit : je, pour la même madame.

C’est surprenant, même quand on a pratiqué Beckett. C’est une forme de déconstruction qui semble garder tous les ingrédients du texte classique : une situation, des personnages, un récit…mais qui déroute les repères en les combinant : passé-présent ; présence-narration. Un sentiment de vacuité, un sentiment d’abandon dans un labyrinthe. Madame Knipper venant d’apprendre la mort de Tchekhov quitte la fête dont elle était la figure centrale après une représentation inoubliable pour se rendre sur les lieux mais est-on en guerre, guerre de quelle nature, est-on dans un univers à la Kafka, à la merci d’un stupide petit officier ? Part-on de son plein gré ou poussé par la nécessité ? Va-t-on vraiment retrouver la dépouille d’Anton dont le nom n’est jamais cité ?

À découvrir pour ceux qui n’ont pas lu : c’est la 1° pièce de Lagarce publiée dans les Tapuscrits en 1982 et mise en scène par Jean-Claude Fall au Petit Odéon (de son vivant, il y aura 4 mises en scène extérieures de pièces de Lagarce et aucune après 1990).

Lecture de son autobiographie avec réactions de l'assistance sur ce qu'on voit déjà apparaître au niveau des thèmes et de l'écriture et qui se retrouvera, se développera dans ses pièces dès la première.

Voici ce que ça donne dans sa première pièce reconnue par lui comme publiable: Erreur de construction.

Lecture de la 1° réplique de Madame Louise Scheurer p.19 du Tome 1. Rires sur le dernier segment. Quel rire?

Jean-Luc Lagarce est né le 14 février 1957 à Héricourt (Haute-Saône), il passe son enfance à Valentigney (Doubs) où ses parents sont ouvriers aux usines Peugeot-cycles.
En 1975, pour suivre des études de philosophie, il vient à Besançon où parallèlement il est élève au Conservatoire de Région d’Art dramatique. Il fonde en 1977 avec d’autres élèves une compagnie théâtrale amateur le « Théâtre de la Roulotte » (en hommage à Jean Vilar).
En 1979, sa pièce Carthage, encore est diffusée par France Culture.
En 1980, il obtient sa maîtrise de philosophie en rédigeant Théâtre et Pouvoir en Occident. Le Théâtre de la Roulotte devient une compagnie professionnelle.
En 1982, Voyage de Madame Knipper vers la Prusse Orientale est mis en scène par Jean-Claude Fall au Petit Odéon programmé par la Comédie-Française. Ce texte est le premier publié sous forme de tapuscrit par Théâtre Ouvert.
C’est en 1988 qu’il apprend sa séropositivité.
Entre 1981 et 1995, il écrit 24 pièces et réalise 20 mises en scène.
Depuis son décès, de nombreuses mises en scène de ses textes ont été réalisées et certaines ont connu un large succès public et critique. En France il est l’auteur contemporain le plus joué au XXIème siècle.
Il est traduit dans de nombreux pays et certaines pièces comme J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne ou Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne le sont en douze langues.
L’ensemble de ses textes est publié aux Editions Les Solitaires Intempestifs.

De 1980, année où Le Théâtre de la Roulotte , créé en 1977, devient professionnel, à 1995, Lagarce donc, en 14 ans, réalise 20 mises en scène : 12 classiques (Gozzi, Molière, Labiche, Feydeau, Marivaux, Racine, Jouhandeau, d’après Kafka : Préparatifs d’une noce à la campagne, qui va devenir : Nous, les héros, Crébillon fils, Swift, John Ford, Ionesco, avec Les solitaires intempestifs : collage de textes de 21 auteurs, Wedekind, projet qu’il n’a pu mener à bien mais qui sera achevé par la troupe et les co-producteurs ; plus 3 projets inaboutis : La trilogie du revoir de Botho Strauss qu’il a porté de 1988 à 1995, Godot de Becket en 1993 et L’illusion comique de Corneille en 1994) et 8 de ses textes.

Le livre Traces incertaines (mis en circulation) permet de suivre le parcours de metteur en scène de Lagarce qui monte jusqu’à 3 textes en une saison. Quand il est moins « possédé », il crée un texte sur une saison. Ses partenaires institutionnels seront surtout le Théâtre Granit à Belfort et les Théâtres de Besançon auxquels viendront s’ajouter La Coursive , Chambéry et L’Athénée à Paris. Théâtre Ouvert, Rungis, Montbéliard et Toulouse l’ont aussi soutenu. Dès sa 3° pièce,1983 : Vagues souvenirs de l’année de la peste, il reçoit une aide à la création du ministère. Mais il faut attendre 1992 pour qu’il soit aidé par la DRAC et la Région Franche-Comté.

De ces partenariats reste un opuscule : Du luxe et de l’impuissance, compilation de ses éditoriaux pour La Roulotte ou le Théâtre Granit.

Lecture de Faire semblant ou vivre nos vies p.15-16.

Entre 1977 et 1995, il écrit 24 pièces plus divers autres textes dont un journal. Sa 1° pièce publiée est Le voyage de Madame Knipper, sa 4° pièce en fait, écrite en 1980 et parue en 1982 dans les Tapuscrits de Théâtre Ouvert.

Une caractéristique de Lagarce est qu’il est auteur, comédien, metteur en scène, directeur de troupe et éditeur puisque la maison d’édition est créée en 1992 dans le cadre de la compagnie.

Dès sa mort, la compagnie est liquidée et la maison d’édition devient une sarl dirigée par François Berreur. Cette maison d’édition : Les solitaires intempestifs , va beaucoup faire pour faire connaître le théâtre de Lagarce et va devenir une des maisons d’édition les plus originales de France avec des ouvertures sur le monde (coffrets remarquables souvent en co-édition), des essais de qualité et en ouvrant un site de théâtre performant : theatre contemporain.net.

Aujourd’hui, Lagarce est l’auteur contemporain le plus joué après Shakespeare et avant Molière. Il est évident que l’année Lagarce va encore le propulser. Pour le 50° anniversaire de sa naissance, une "machine" s’est mise en place comprenant des créations, des publications dont Le roman de Lagarce par J.P. Thibaudat, paru le 14 février 2007, 50 ans après, jour pour jour: comme une volonté d'inscrire autre chose que des traces incertaines, des colloques dont les actes de celui de Strasbourg de novembre 2006 sont déjà parus et qu’on peut écouter sur France-Culture, des soirées comme la nôtre, tout cela annoncé sur le site : lagarce.net en attendant l’ouverture du site-ressources sur Lagarce en avril 2007. Autre colloque en juin 2007, en Sorbonne sur Le pays lointain, sous la responsabilité de Denis Guénoun.

Dois-le dire ?
Le succès de Lagarce aujourd'hui semble, outre l'intérêt, l'actualité des thèmes, la qualité d'écriture, dû aussi à l’entreprise, tout à fait remarquable, mise en place depuis sa mort et qui a commencé avec la maison d’édition. François Berreur et peut-être d’autres de La Roulotte ont eu à cœur de faire vivre leur chef de troupe qui aimait rire , faire rire, mettre sa disparition en jeu et au centre de son œuvre. Paradoxe : il n’a jamais été aussi vivant que depuis sa disparition et ce Cinquantenaire « étonnant », puisque d'une naissance parce que sa mort est trop proche, en est la preuve « étonnante ».

Il meurt en septembre 1995 en pleine répétition de Lulu (15 jours), de Lulu ou l’éveil du printemps de Wedekind. Il avait appris sa séropositivité en 1988 mais a toujours considéré que le Sida n’était pas un sujet.

Parmi les pièces que nous voudrions aborder, ce soir, avec lectures d’extraits et vos réactions:

Les règles du savoir-vivre moderne

Nous, les héros

Le pays lointain

et un récit: Le voyage à La Haye.

Quelque notes maintenant sur l’univers de Lagarce : ce ne sont que des pistes.

Les textes de Lagarce mettent souvent en scène des personnages qui revisitent leur passé. Le dialogue ne parvient à avancer que dans cette rumination incessante et cette volonté de préciser une histoire. Dès lors, le récit se propage, altérant l’avancée du temps, élargissant la présence-absence d’un hors champ passé. Ce récit est intimement lié au processus de la reconnaissance, défini par Aristote comme « renversement qui fait passer de l’ignorance à la connaissance, révélant hostilité entre ceux qui sont désignés pour le bonheur ou le malheur ». Or ce processus est mis à mal quand l’identité fait défaut et que la définition de soi est toujours retardée.

Tout le théâtre de Jean-Luc Lagarce est placé sous le signe de l’entre-deux : entre-deux du drame et de sa mise en forme ; entre-deux de l’action et de sa (ré)citation ; entre-deux du désir de dire et de la quête du mot juste. En interrogeant le rapport qu’entretiennent les figures lagarciennes à la parole, à l’Autre, et à la représentation, on voit comment cette dramaturgie de l’effort, de l’aveu, du franc-jeu, met en scène des créatures au statut équivoque et à la présence incertaine, c’est-à-dire entre acteur et personnage.

Divers éléments comiques tiennent une place importante dans ce théâtre, sans qu’on puisse appeler telle ou telle pièce une comédie pure ou une simple comédie. Cela soulève la question de la valeur clairement ou seulement potentiellement comique de certaines répliques, scènes et pièces. On peut trouver des exemples de comique physique et visuel, mais le comique lagarcien est essentiellement verbal.

Attendre signifie se tenir en un lieu où quelqu’un doit venir, une chose arriver ou se produire et y rester jusqu’à cet événement et constitue  le lien entre Samuel Beckett et Jean-Luc Lagarce. L’attente se situe certainement sur l’axe du temps, ayant un début et une fin. Pour les deux dramaturges en question, l’instant semble trop court et le segment temporel insuffisant pour identifier ses deux limites. Et alors, en attendant perpétuellement ce personnage absent, respectivement Godot et le jeune fils, qu’est-ce qu’on fait sur scène ? Toujours du théâtre ? Décidément, oui ! Mais un théâtre à part – d’évocation et/ou d’invention. Les personnages se recréent dans leur mémoire ou s’imaginent un fils sans nom ou un Godot sans visage et s’obstinent à y croire.

Pour conclure et répondre à l’enjeu que je posais au début : pourquoi cet « engouement », cette agitation du milieu théâtral autour de Lagarce car je ne pense pas que ça déborde très au-delà, (ça comprend le public des spectacles) ,je formulerai trois hypothèses :

- de son vivant, par le fait de tenir tous les maillons de la chaîne, de l’écriture à l’édition et à la réalisation, Lagarce, s’est en partie autonomisé des circuits de la profession car comme le dit Lucien Attoun, p.11 du Tome 1 : « Quelle force de conviction et quelle patience, il aura fallu à Jean-Luc Lagarce pour convaincre les « professionnels de la profession » qu’il était l’un des leurs… » Un tel constat ne peut surprendre que ceux qui croient cette profession « saine ». Il suffit de lire Lagarce pour comprendre que le microcosme du théâtre dont il parle souvent dans ses pièces est le strict reflet du monde, de la société, des gens, qu’il n’y a pas à attendre des gens de la profession, comédiens inclus, autre chose ou mieux que ce que les autres sont, font, attendent…Désillusionné, désenchanté, moqueur, voilà Lagarce qui n’en continue pas moins son travail d’homme, d’auteur, de chef de troupe : courage en des temps qui ne sont pas héritiers de 68 (il a 11 ans) ni de 81 car 82-83 (le tournant) surviennent si vite. Lagarce écrit en un temps qui n’est plus d’utopie, où on ne veut plus changer la vie car la vie est déjà devenue difficile (je dirai qu'elle l'est toujours et que pourtant on n'en a pas de rechange) avec la mondialisation « triomphante »; s’adapter, résister…quelles autres attitudes ? (j'ajouterai: indépendamment de la mondialisation dont il ne faut surestimer ou sous-estimer les effets; estimation variable).

- comme on n’est pas sorti de cet horizon indépassable pour le moment de la mondialisation, Lagarce reste l’écrivain pour les gens de théâtre, qui parle de ce monde : ils le trouvent « actuel » ; ces différentes expressions qu’il emploie par exemple, semblant hésiter entre plusieurs hypothèses de juste expression, conviennent bien à un temps de mensonges, où les mots, les expressions se sont vidés de leur sens, où une parole de vérité ne semble plus pouvoir être dite. L’ère du soupçon s’est généralisée et intériorisée : on se soupçonne soi-même d’être victime mais surtout bourreau, pas désespérés quand on dit l’être, on ne sait plus qui on est, on ne sait plus où on va, on a perdu les repères, les valeurs, on ne s'estime plus ou trop, en sachant que c'est pipeau…

- et la « machine » dont j’ai parlé n’est pas non plus pour rien dans cette notoriété posthume ; le monde du théâtre qui n’avait pas su vraiment accueillir Lagarce de son vivant (il y a situations plus précaires, c’est très relatif, ce que je dis) lui fait aujourd’hui un « tombeau » ; j’en suis content pour lui mais je ne pense pas que le temps de Lagarce soit celui du temps long, le mien non plus.

Dur peut-être mais je crois qu’il y a deux types d’artistes : ceux qui nous renvoient à nous-mêmes : Lagarce en est un, et ce sont les plus nombreux ; d’autres créent des univers « sublimes » qui nous mettent en mouvement, ceux-là rares. Comme Saint-John Perse dans Les tragédiennes sont venues, je suis en attente de grandes œuvres séditieuses, de grandes œuvres licencieuses, d’oeuvres sublimes ou de révolte absolue à la Lautréamont, à l’Artaud ou les deux.

Lagarce reprenait pour lui ces lignes de Peter Handke dans Par les villages:

(...) dans vos crises de désespoir vous avez peut-être constaté que vous n'êtes pas du tout désespérés. Désespérés, vous seriez déjà morts. On ne peut pas renoncer ; ne jouez donc pas les solitaires intempestifs : car si vous continuez à avoir de l'inclination pour vous-mêmes, ne voyez-vous pas dans l'abandon où vous êtes une lueur des dieux ? (...)__(...) Le ciel est grand. Le village est grand. La paix éternelle est possible. Ecoutez la musique de caravane. Suivez le son qui pénètre tout, englobe tout, rend compte de tout, redressez-vous tout en mesurant et sachant, soyez vers le ciel. Voyez danser les pulsations du soleil et fiez-vous à votre coeur qui bout. Le tremblement de vos paupières c'est le tremblement de la vérité. Laissez s'épanouir les couleurs. Suivez ce poème dramatique. Allez éternellement à la rencontre. Passez par les villages.

Ce qui m'incite à revenir à Erreur de construction, sa 1° pièce, pour boucler le voyage. Le sous-titre en est:

De l’importance du jardin, des fleurs, du soleil, de l’été et de l’amour pour l’humanité et les gens.

Qu’est-ce : Lard, cochon ? Les deux?
Jean-Claude Grosse ou grossel



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