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Les agoras d'ailleurs

La discipline à l'épreuve de l'éducation

6 Juin 2009 , Rédigé par grossel Publié dans #Nathalie Rocailleux

Nathalie Rocailleux
Psychologue clinicienne
Directrice AFL TRANSITION, Toulon
Chargée de cours à l’Université de Provence, UFR de Psychologie Clinique, module « Enfance éthique et société ».



La discipline à l’épreuve de l’éducation

L’enfant naît avec un fort potentiel de développement intellectuel, affectif et social. Cependant, comme le seul bain de langage sera insuffisant pour l’amener à comprendre et à bien maîtriser le sens, l’immersion en milieu structuré (famille, société) demeurera également insuffisante pour forger un adulte accompli et émancipé, doté de raison, de discernement et d’intelligence.

Les objectifs de l’éducation sont multiples: Il s’agit de mobiliser et d’épanouir l’intelligence sociale et psychoaffective en permettant l’existence d’une estime de soi suffisante, en instaurant des règles de vivre ensemble qui comprennent au plus profond d’elles même les prohibitions universelles et notamment l’interdit du meurtre et l’interdit de l’inceste. Il s’agit également de développer les capacités conceptuelles et symboliques (langage, sens, culture) ; de développer l’intelligence cognitive (logique, adaptation, combinaison) ; de développer l’esprit critique et les capacités d’introspection et de changement.
Au final, il s’agit d’émanciper de l’autorité d’un tiers pour rendre autonome et éclairé.
Enfin, le but ultime de l’éducation réside dans le fait de pouvoir forger un citoyen épanoui capable d’esprit critique et qui le soit avec discernement et lucidité.

Ce sont les interactions précoces du nourrisson avec son entourage affectif familial qui permettront la toute première ouverture au monde. Cette ouverture se traduit chez le nourrisson par une soif intense de relations affectives qui admettent d’ordonner et d’intégrer précocement  les rythmes de vie.
Françoise Dolto parle de l’image inconsciente du corps pour évoquer la première structuration de l’esprit humain à travers les soins donnés au corps du tout petit. La manière dont il est porté, rythmé, regardé, la manière dont on s’adresse à tout son être réglemente imperceptiblement son rapport au monde. Là, se situe l’intégration des premiers interdits, des premières « manières » de vie, des codes sociaux.
Lorsque le nourrisson perçoit un agacement dans la fatigue du parent qui doit se lever la nuit, le rythme familial et social s’impose à lui. Cela ne signifie pas qu’il comprenne consciemment que ses parents sont fatigués mais cela signifie qu’il en perçoit quelque chose de négatif, de moins agréable dans la relation. Un nourrisson n’a pas la conscience d’être au monde, il a ce que l’on pourrait appeler « le sentiment continu d’exister ». En fait, il se sent au monde mais ne sait pas qu’il existe. C’est pourquoi le temps de la toute petite enfance reste inconscient mais marque nos esprits neufs pour toute la vie par l’intensité de ce qui est capté de l’environnement affectif et émotionnel pendant cette période. C’est justement pourquoi il est essentiel pendant ce temps là de considérer l’enfant comme une personne à part entière avec respect et considération, sans abuser de sa faiblesse. Les premières règles  auxquelles l’enfant se confronte sont souvent des règles non formulée et apparaissent très tôt, dès ses premiers jours de vie. Nous n’avons pas toujours conscience qu’elle relèvent de la discipline parce qu’elles sont banales et évidentes pour nous adultes. Par exemple, répondre ou ne pas répondre immédiatement à l’appel du nourrisson lorsqu’il pleure lui transmet un code de vie familial. Le fait d’habiller l’enfant lui transmet une autre règle, sociale cette fois, qui lui signifie l’importance de réguler l’accès au corps de chacun. Les premiers actes disciplinaires sont clairement signifiés par des « non » face à des situations dans lesquelles le petit enfant exprime une autonomie motrice nouvelle : il s’agit des « non ! » signifiés lors du change lorsqu’il tente de se retourner ou d’avoir des mouvements entravant les soins apportés. C’est bien dans les mouvements du corps et à travers le corps que la discipline se met en place en premier. Ce sont par ces premiers interdits induisant ses toutes premières frustrations (appelées par F. Dolto les « castrations symboligènes », et qualifiées de « clé de l’humanisation ») que l’enfant incorpore la maîtrise des désirs et des pulsions. Entre 18 mois et quatre ans, il est essentiel non seulement d’énoncer les règles clairement mais aussi d’expliquer à l’enfant le sens de l’interdit. A cet âge, si l’enfant transgresse une règle motrice (je t’interdis de monter sur le muret) et se fait mal, l’échec est en soit suffisamment une souffrance pour que ne s’y ajoute pas la sanction ou pire la moquerie de l’adulte (bien fait ! je te l’avais dit !). En revanche, un rappel de la règle assorti de l’expérience de l’enfant et de l’explication des risques lui permettra d’avoir confiance en la parole de l’adulte et d’intégrer l’autorité comme nécessaire et sécurisante. En étant énoncé et expliqué clairement, l’interdit doit pouvoir continuer de soutenir le désir de liberté et l’espoir de réussite de l’enfant.

Françoise Dolto a une approche de l’éducation qui va totalement dans le sens du respect de la personne humaine qu’est l’enfant. C’est elle qui a mis à jour les bénéfices de ce respect.  Elle va jusqu’à considérer, en observant le développement des enfants d’un kibboutz,  qu’une éducation permissive permet une plus grande intégration des interdits qu’une éducation répressive.
Nous pouvons penser, avec le recul que nous avons aujourd’hui concernant ces deux types de  méthodes éducatives que ni l’éducation permissive ni l’éducation répressive dans une société comme la nôtre ne permettent une structuration correcte de la personnalité.

Alice Miller dénonce les effets pathogènes des violences éducatives comme méthodes disciplinaires. Elle démontre avec force que les grands dictateurs de notre histoire, les meurtriers en série et les pervers sociopathes n’ont pas eu une éducation fondée sur des principes réglementés mais uniquement sur des désirs sadiques de soumission de l’enfant au pouvoir arbitraire de l’adulte. Loin d’être autoritaires, leurs parents pratiquaient l’autoritarisme et l’abus de confiance et de faiblesse pour imposer leurs désirs souvent intenables et irréalisables par l’enfant. Les abus psychiques et physiques auxquels l’enfant est soumis - humiliation, disqualification, coups, enfermement, privation de soins, exigences psychorigides, immobilité… -  n’ont jamais aidé personne à se construire. Ce sont des méthodes inhumaines qui ne permettent plus de socialisation possible.
Le centre AXIOME, centre de psychologie clinique appliquée de Toulon, reçoit régulièrement des adolescents qui présentent un refus de toute forme d’autorité pour avoir été soumis, dès leur plus jeune âge, à l’arbitraire du désir d’un ou de plusieurs adultes. Ces jeunes confondent autorité et autoritarisme.  En associant inconsciemment ces deux concepts, ils entrent en révolte contre tout ce qui fait loi. Ainsi leur révolte légitime contre la tyrannie familiale se détourne de son but et se transforme en révolte illégitime contre la loi sociale ; révolte au service de l’arbitraire et unique désir de celui qui la manifeste. Ces jeunes dits « tout puissants » ou encore « enfants rois » sont en fait des enfants victimes qui ont été et restent « tout impuissants ». Parfois, cette éducation tyrannique rend servile jusqu’à la folie (Cas de paranoïa du Président Schreber, in « mémoire d’un névropathe »). Elle peut également inhiber jusqu’à conduire au suicide, qui devient la révolte ultime retournée contre sa propre existence. Les conduites à risque, consommations de stupéfiants, scarifications, prises de risques vitaux… sont d’autres formes d’expression de ces tentatives de suicides.  Ici, la pathologie mentale et la révolte délinquante sont deux produits de l’éducation psychorigide répressive et arbitraire.

Mais de la même manière, l’éducation permissive soumet l’enfant à son propre désir qui est lui aussi arbitraire puisqu’il est le produit d’un principe de plaisir. L’enfant se confronte seul aux exigences sociales. Le milieu familial n’exerçant plus d’autorité, l’enfant n’est pas accompagné dans la nécessité d’intégrer certaines règles. Il échappe à l’autorité et de ce fait également au sentiment intérieur de sécurité qui se construit lorsque cette autorité est légitime et juste. L’éducation « permissive » paradoxalement ne permet pas de réfréner ni de maîtriser les pulsions et cela sera encore plus vrai si l’enfant est entouré d’adultes qui utilisent ce mode éducatif par économie. Françoise Dolto pensait que le « bain psychique » d’interdits et de codes sociaux dans lequel l’enfant était plongé dans les Kibboutz suffisait qualitativement et quantitativement à le structurer, à le discipliner, à lui faire intégrer les interdits fondamentaux.  Dans tous les cas, ce mode éducatif ne créerait pas de pathologies graves ni de perversions. Ce pourrait être possible si l’environnement de l’enfant assurait les deux conditions suivantes: la première est que ce type d’éducation  doit être une démarche parentale et non un moyen d’économiser l’énergie que le parent met dans l’éducation de ses enfants ; la seconde est que le milieu social soit très structuré et très présent voire que le milieu social remplace la sphère familiale (espace tribal par exemple). Si ces deux conditions ne sont pas réunies, l’enfant devient « abandonnique » et développe toutes les pathologies de l’enfant maltraité par négligences. En lui signifiant ainsi qu’il n’a pas de valeur, l’enfant a des risques certains de devenir un vaurien (vaut rien). Ce type d’éducation n’est tenable que dans un milieu de vie hautement structuré où la règle est énoncé et ou rien jamais n’est soumis à l’arbitraire.

Ainsi si depuis « Emile » de Jean-Jacques Rousseau l’éducation  ne se confond plus avec le « dressage » dans l’espace social, cela n’est pas toujours le cas dans l’espace privé et intime.
Il est à ce titre très important que la sphère professionnelle éducative soit au clair avec ses méthodes disciplinaires, son règlement, la place de chacun, autant qu’avec la signification de ce qui est mis en place : les règles et les méthodes d’enseignement des règles. Chaque institution doit pouvoir organiser les méthodes disciplinaires selon une autorité suprême que le chef d’établissement ou autre dirigeant sera en charge de faire appliquer. Il est important que cette autorité soit ferme et ne transgresse jamais. Le fait de transgresser la règle parce qu’on est dans une position de pouvoir est absolument anti-éducatif en cela que le message paradoxal qui est délivré est inacceptable pour l’enfant.  Au mieux, ce message peut avoir pour effet un fort sentiment d’injustice s’il concerne un enfant bien structuré, au pire il ne peut que conforter l’enfant dans le rejet de toute forme d’autorité s’il concerne un enfant déjà soumis dans son milieu familial quotidiennement au désir tout puissant de l’adulte. L’enfant ne désirera devenir adulte que pour prendre sa place de puissant et asservir à son tour le plus faible.

Pour autant, réduire l’éducation à la seule discipline ne permet plus d’y entrevoir le rôle émancipateur et implique de considérer l’enfant comme un être à dresser dans le but de le plier à une conformité absolue et normative. Cela génère forcément un effet pathologique et un assujettissement de la personne qui n’est dès lors plus sujet de sa propre histoire mais instrument de l’histoire d’un tiers adulte autoritaire ou d’une société malade. 
Cependant, la discipline ne doit pas rester extérieure au processus éducatif. Les méthodes disciplinaires sont des moyens, des outils pour permettre au petit d’Homme et ensuite à l’Homme tout au long de sa vie de maîtriser des processus internes de pulsions et de désirs.

L’autorité est l’outil par lequel une personne structure et contient ses règles de conduites et ses lois intérieures afin de pouvoir s’ouvrir aux nourritures intellectuelles et culturelles. Dans la seconde topique de la théorie Freudienne, c’est le Surmoi, partie composant l’appareil psychique humain, qui renferme la discipline et l’autorité qui la détermine. Mais sans autorité extérieure souveraine et commune à tous, le surmoi ne jouerait certainement plus son rôle. Qu’elle vienne d’un tiers éclairé et émancipé lorsqu’on est enfant ou de soi même lorsque la règle est bien intégrée, la discipline est toujours affaire d’autorité souveraine. La psychanalyse appelle cette autorité le « grand Autre ». Dans nos civilisations, l’autorité souveraine à longtemps été celle de la loi divine, elle est aujourd’hui affaire de Loi sociale, règlement intérieur institutionnel et Loi des Hommes écrite et exercée par un appareil judiciaire d’état.

Emmanuel Kant dans son traité de pédagogie nous enseigne que l’homme ne peut se structurer et se civiliser que s’il est d’abord soumis à des règles et codes de conduite. Ces règles doivent être imposées par l’adulte ayant autorité pendant le temps de l’enfance et l’enfant doit pouvoir s’y soumettre même s’il ne peut encore en saisir le sens. 
Sans ces règles, aucune culture, aucune éducation ne serait possible et l’homme demeurerait à l’état d’animal boiteux, amputé qui plus est de son instinct (l’enfant sauvage).

En 1010, le mot discipline originel désignait un petit fouet pour se flageller. Il permettait ainsi aux hommes d’église de se laver de leurs pêchers en les inscrivant dans leur chair pour ne plus les « oublier ». Aujourd’hui, nous savons qu’il n’est pas nécessaire de faire souffrir le corps mais qu’il est essentiel de le «contenir» (avec souplesse mais fermeté) pour structurer l’esprit.
 
Kant était déjà partisan de l’éducation non violente et émancipatrice de l’Homme et du citoyen. Il condamnait les processus selon lesquels l’éducation peut asservir sans émanciper.

La discipline ne va pouvoir exercer son rôle bâtisseur qu’à partir du moment ou elle n’est pas soumise à un système arbitraire. La règle, la loi viennent faire office de régulateur des pulsions et des désirs, et cela « au delà du principe de plaisir » (Freud). Sans discipline, point de valeurs, point de sécurité, point de libertés. 
Pour cela, il est impératif que la Loi soit au dessus des Hommes et qu’un système porteur d’autorité soit chargé de son application. Nous pouvons distinguer ainsi la discipline légitime de la discipline tyrannique.  Si nous soumettons l’enfant à une discipline fondée sur les seuls désirs du maître, cela promet un système qui ne saura ni humaniser ni civiliser: l’enfant est assujetti au maître mais n’est dès lors plus ni une personne ni un sujet de sa propre histoire. Il devient instrument, objet servile de l’histoire de l’autre. 
Les règles et méthodes disciplinaires fixées et expliquées par avance dans une démarche pédagogique, impliquent que l’enfant doive s’y soumettre et qu’elles doivent valoir pour tous. Cependant, elles impliquent aussi que l’adulte (le chef) puisse les appliquer pour tous également et n’en dépasse jamais les contours, même si cela lui déplait ou lui procure frustration ou souffrance.

La discipline intégrée dans le surmoi psychique représente ainsi la façon dont chaque personne a pris en elle les prohibitions universelles, les règles sociales spécifiques de notre environnement et les interdits singuliers particuliers. Il existe des méthodes disciplinaires néfastes et des méthodes constructives qui ouvrent l’esprit. Si la discipline imposée pendant l’enfance limite et organise nos comportements dans la vie adulte, elle doit pouvoir évoluer et changer -du moins en ce qui concerne les règles de vie singulières et non fondamentales- tout au long de la vie.
Nous pouvons mesurer la discipline constructive à cela qu’elle permet à un citoyen de réfréner ses pulsions, de vivre avec les autres en usant des codes et usages de son temps, de connaître le plaisir et l’épanouissement en même temps que d’être capable de révolte et de rébellion.

Il est important qu’une société sache se réjouir de produire des citoyens capables de révoltes organisées et légitimes. C’est un signe de bonne santé mentale et de vitalité. Il est pour cela nécessaire qu’elle ne confonde pas ce type de révolte avec la rébellion illégitime et arbitraire et surtout qu’elle ne tente jamais de faire croire à ses citoyens qu’il s’agit de la même chose, sans quoi son autorité risquerait d’en être affaiblie en même temps que sa discipline, sa sécurité et ses libertés. 



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francoise fournier 30/07/2009 14:04

Le gouvernement vient d'entériner, sans concertation, 2 textes qui vont démultiplier des affaires Outreau solo.
Voir le communiqué de presse UNASEA, FN3S, UNIOPSS :
« Conflits familiaux : l’intérêt de l’enfant au moins offrant ! »
 du 23 mars 2009.
Puisque la facturation des enquêtes sociales passe de 1300 € à 500€.
Avec en plus, un désengagement de l’Etat qui renonce à garantir la protection de tous les enfants et
de la cellule familiale, au profit d’une normalisation administrative et financière impossible.
 
Puis il y a ce projet de loi de Nadine Morano réformant l'adoption. (2 pétitions à signer sur les sites :
«  le fil d’ariane France assos » et  « la justice de l’arbitraire »)
Le France manque d’enfant à offrir à l’adoption.
 
Nos enfants seront de plus en plus des proies de ces institutions.
 
Toutes les familles et les enfants peuvent être victime de cette justice au rabais.
 L'affaire Outreau, ce n'est rien d'autre que la résultante des déviances de cette institution et là, ils étaient plusieurs familles inculpés face à un juge.
L’abbé Wiel, que j'ai entendu lors d'une de ces conférences, disait qu'entre le début de l'affaire et l'instant où ce dossier se retrouva sur le bureau du juge Burgaud, il s'est passé 18 mois.
Lisez le seul article que j'ai lu sous le nom : " l'aide sociale à l'enfance dans la tourmente" "l'autre fiasco d'Outreau" du nouvel obs, fait par Sophie des Deserts en 2006.
 
une enquête sociale, menée par les "tatas"
Mme Pernod ( nom ad hoc), AS du conseil général qui fit l’enquête sociale en 1996, se laissa manipuler et subjuguer :
-  par une famille dont  la respectabilité était liée qu'a des signes extérieurs de fausses bienveillances.
-  une municipalité qui a délaissé cette enfant et cette citoyenne seule face à quartier entier.
Ce fut une enquête sociale à charge exclusivement faite de fausses accusations pour de basses vengeances.Le but des fausses accusations étant de manipuler des tiers qui détiennent une autorité, afin de faire discréditer, de priver d'une jouissance, quelqu'un que l'on veut neutraliser, voire nuire en le vidant de ce qui le qualifie comme enfant, citoyenne, propriétaire, mère, infirmière, locataire.
S'en prendre à un enfant pour régler un différent avec sa maman, c'est la pire des lâchetés.
 Bien que venant
-  d'une famille au dessus de tout soupçon: la famille Pérolini/Fournier.
-  d'une mairie communiste. Mr Guigou eut la double casquette: maire et conseiller général!
Devant tout les juges depuis 1996, je traîne cette discréditation et cette disqualification.
 
Le 13 novembre 2008, le juge des enfants, le juge Sabatier ne l’a bien dit clairement :
-         «n’ayez aucun espoir de recours! Pas même à la cour européenne»
-         Puis mon fils a 14ans, la moindre procédure durera 2ans et plus, si appel !
-          Gaspar aura 18ans avant toutes fins de procédure. Ce serait de l’argent investi inutilement.
 Le juge Burgaud avait sur son bureau un dossier chaud/brûlant. Pouvez t-il instruire autrement ?
 
Et tant que l'on parlera du juge Burgaud sur toutes les coutures,
on ne parlera pas de l'enquête sociale et de ses fonctionnaires en dessous de tout, imbus de leur statut puisque reconnu« professionnels de l’enfance » par le conseil général.
Tant que l'on parlera de moi comme d'une "auto biographie:    - de mauvaise citoyenne" 
- d'une mauvaise mère"
- d'une mauvaise infirmière"
la Famille Pérolini/Fournier ainsi que la mairie se protégeront de leurs exactions inhumaines envers un enfant.Elles ont,  toutes les 2,  intérêts à ce que l'ASE et le Juge des enfants  continuent toujours plus dans cette poussée dans l'opprobre.
 
 Le juge Sabatier ne s’en est pas privé le 13 novembre 2008, s’emballé dans une faconde hors sujet, afin de disqualifier à ce point une mère devant son enfant : c’est de la maltraitance bien que venant d’un magistrat!
 
Que du pire qui ira se surajouter au pire, puisque ensuite , l’ASE  et le parquet transforment votre enfant en argent qui va faire vivre l’institution qui les emploie.
 
Vous savez combien leur rapporte un enfant placé en famille d'accueil! 6000 euros par mois. 1 enfant.
 
Et il y a 50% de placements abusifs:- 25% pour mauvaise évaluation au départ.
                                                          - 25% qui ne devraient pas se prolonger.
 
Sachant qu'un enfant placé coûte la modique somme de 6000 euros mensuel aux contribuables.
 
Calculez :   si l'on place 3 enfants (donc 18 000 euros mensuel) d’une même famille pour manque de logement et que ce placement dure 3ans : faîtes les calculs 648 000 euros.
 
VOUS AVEZ BIEN LU  648 000 EUROS
 
Ne serait-il pas mieux d'aider la famille en lui allouant une somme (géré par un service spécial) par mois pour avoir un logement convenable.
  
Avec cette somme l'état aurait pu leur offrir un pavillon,
 Mais, non, on préfère détruire une famille et laisser ces gens dans la précarité. 
 
L'intérêt supérieur du pompier pyromane, ce n'est pas le feu, mais son intervention face à lui.
 
Ici, c'est pareille, l'intérêt supérieur de cette institution, ce n'est pas votre enfant, mais le nombre de dossier qui va alimenter leur budget de fonctionnement.